Nous avions cherché sa tombe au cimetière marin, mais ne reposait dans la brume de ce matin magique que le vieux Valéry, épuisé par ses propres renoncements dont il avait eu la faiblesse de se rendre infidèle. Non, Georges l'anar, Georges le sans-dieu, Georges en pauvre martin pauvre misère, était enterré loin de nous, de l'autre côté de la montagne, dans le cimetière du petit peuple.
La brume s'est levée. Nous avons aperçu la plage de la Corniche, là-bas. Le temps d'une bouteille de Pic-Poul et d'un grand sandwich «entre le ciel et l'eau», nous avons rendu d'affectueuses révérences à Georges sur le sable où il avait tant désiré finir ses jours, à l'ombre des minettes, au parfum très sucré des amours juvéniles; cette plage «où même à ses moments furieux, Neptune ne se prend jamais trop au sérieux», nous l'avons goûté cet après-midi-là avec un calme apparent. La belle s'est laissée séduire par la Méditerrannée, moi par le gris fusée du blanc sec. Nous sommes retournés vers la gare devant le spectacle des joutes nautiques, que les Sétois pratiquent avec assiduité depuis 1666.
Dans le trajet qui allait nous ramener à Toulouse, les vignes du Languedoc brillaient sous le soleil des fins d'août.
Marseille, ce sera pour la prochaine fois.
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6 commentaires:
Paresseux ! T'étais à 10 minutes à pied. Sans compter que je t'ai salué, ce jour-là, près du quai, tu traversais la rue. Bof, je me suis dit, bof…
Tu peux la voir ici, enfoiré ! Eh, eh, eh… J'évite la promenade aux flemmards.
tu sais bien que sa vraie tombe, c'est la plage, pas le cimetière!
«Conventions aux conventions, c'est tout ce qu'on apprend à faire dans la vie! D'où, au fronton des caveaux de famille: Concession à perpétuité.»
- Jean Benoît
code: opater
Il repose en paix sur les plages des microsillons.
Mais euh… Alors, tu m'as vu, ou pas, l'été dernier ?!
non! je ne crois pas. L'été dernier j'ai passé quelques jours à Paris, mais je n'ai pas mis le nez en Provence.
J'y étais en 2006.
Dis-moi pas qui a encore kékun qui s'est amusé à me ressembler?
:)
Marrant, oui. J'ai discrètement ahané ton nom de famille et il ne s'est pas retourné. J'étais dans les gradins des joutes. Je crois alors qu'il s'agissait de ton écho. Tu as sans doute imprimé le plasme de Sète de ton corps astral. Ou alors j'étais juste trop saoul.
Code : cralists
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