11.1.07

La vie qui bat

Ainsi, ai-je souvent l'impression que nos damnés créateurs se prennent pour des saints sans auréoles, et qu'au cours de leur vie, ils cherchent à fabriquer de fausses joies sous les apparences de la félicité. Misère! suis-je assez malveillant pour éclairer de ma lanterne les vieux feux défaits où autrefois Démosthène s'enlevait la vie, me prendra-t-on pour un prostré? Sait-on encore parler, ou la plume a-t-elle convenu de se taire et d'exprimer sa nonchalante immobilité?


Car c'est bien à tire-d'aile qu'il y a encore des nuages, à pas perdus que nous rencontrons sans prévoir les yeux bouclés sur la lettre disparue. Qui est-elle? Fait-elle semblant? Je marchais les matins de la mer, et le sel m'écrivait sur le crible des restants de fleur. Le bouquet tout entier des vents passaient outre la maison qu'on nous reprochait d'ouvrir. Et si je partais?

«J'emporte ma tombe et vous laisse le monde», lança Jean.

Je décidai alors de partir en voyage, même chez moi. Fi la perpétuité!

2 commentaires:

Anonyme a dit...

Parler en écrivant... c'est pas un peu comme dormir en mangeant ?

Commentaire promis, chose due, mettons.

Anonyme a dit...

On peut aussi :
réfléchir en fléchissant
uriner en pissant
éternuer en reniflant
énumérer en mémérant
rire en ronflant